L’aspect luciférien de la technologie

J’avais regardé « Tous surveillés – 7 milliards de suspects », reportage de Sylvain Louvet, diffusé par Arte, cet été.

Puis enchainé sur celui – diffusé par Arte lui aussi – concernant BlackRock et son génial algorithme (Aladdin) qui lui donne une certaine supériorité sur les autres fonds d’investissement.

Une des dernières phrases du premier documentaire demandait1 de « remettre le génie dans sa bouteille ». Je vous conseille de regarder ceci comme un diptyque sur le même sujet : l’aspect luciférien de la technologie.

En effet, le premier pourrait laisser croire que le problème est politique. Or il n’en est rien : Staline rêvait de Photoshop, la Stasi d’Internet, Goebbels se serait bien vu à la tête d’Alphabet, Mengele aurait rêvé travailler pour Moderna et Xi, Gates, Harris, Zuckerberg ou Lallement se régalent, quand l’oligarchie mondiale (via Klaus Schwab) se lèche les babines : le Surhomme arrive. Et même si demain des gens aussi gentils et bons que moi avions le pouvoir, saurions-nous échapper au désir de tout contrôler, de tout savoir, de tout fliquer, d’accumuler de la donnée sur tout le monde en ayant des fiches sur chaque individu, faites automatiquement, plus riches qu’un rapport de Durham ou qu’un rapport de la commission Church ?

Il y a quelque chose de religieux derrière tout cela, qui interroge le sens de l’Histoire, qui nous ramène à la Chute et à la tentation de manger d’arbre de la connaissance, à la Tour de Babel ou au Déluge (épisodes présents dans à peu près toutes les mythologies)… c’est encore plus troublant que des questions politiques avec des gentilles démocraties (perturbées) contre des méchants totalitarismes ou des colonies messianiques paranoïaques… Peut-on arrêter le serpent maintenant qu’il nous a séduit depuis le XVIème siècle ?

B.O.B.

Coldplay – Yellow

Note

  1. Désolé pour le divulgâchage.