Les Villes invisibles (1972) – Italo Calvino

Je me suis accroché, j’ai fait l’effort, je me suis dit, allez, Pamela sera bien, et puis non, alors donnons sa chance à Isidora, ou Luigina, ou… et non. Définitivement.

villes-invisibles

Car Calvino, avec cette succession morne de villes au nom de femme, entrecoupée du dialogue de Marco Polo avec le grand empereur Kublai Khan, nous offre un joli potpourri de pseudo-poésie pour adolescente et de fantasmagories niaises sans autre intérêt que de donner envie de relire Borges.

Du coup, assez vite, mes regards ont glissé sur les pages sans réussir à rentrer dans les textes, sans accrocher l’encre, et même courts, les textes semblaient longs comme des avenues américaines, je m’ennuyais à chaque phrase et aucun mot d’ouvert dans cette nuit où j’aurais pu boire un peu d’alcool, histoire de m’enivrer de quelque chose.

Mon esprit décollait pendant que je lisais (je ne sais même plus si on peut appeler ça lire, comme ça partir en vrille autour de viles villes vides de sens et ennuyeuses, villes invisibles, indivisibles, divinisées, devinées, deviser, viser, vider, vi, vi , vi c’est cela vi, villes en live, on se fait chier, non ?)

Puis ça m’est tombé des mains.

Je n’ai pas trouvé utile de me baisser.

*

Allez, on va se réveiller tout ça avec :

Bande Originale de la Bulle

Of Monsters And Men, “Little Talks”

Photo : (Sans titre) de Richard P J Lambert