Présentation sur un troisième site

(PdB) sait très bien qu’il suffirait qu’il dresse un portrait physique de la femme idéale pour que son antithèse arrive et le subjugue. Comme il n’a d’ailleurs pas de définition tout à fait arrêtée de ce qu’est la beauté, et que les raisonneurs en la matière l’ennuient, il est heureux d’en apprécier la diversité.

On l’a tout de même entendu dire qu’il aime les créatrices et les passionnées, celles qui poursuivent les lapins blancs et leurs rêves, savent lire entre les lignes et compléter les demi-mots, choisissent la pilule rouge ou croquent dans les fruits avec gourmandise. Il évoque parfois des oxymores comme la douce bagarreuse, la rêveuse bien sur Terre ou l’intellectuelle rigolote – éclectiques sortant des cases au risque de ces charmantes schizophrénies qui font une personnalité. Sa belle existe quelque part, un livre ou un instrument de musique à la main, un rien misanthrope par bon goût fomentant un attentat contre l’ennui, épuisant les cartes du monde, et il craint de la croiser sans oser la déranger …ou parce qu’il n’est que de passage.

Et puis lui-même peut-il vraiment incarner un idéal ? Un idéal gère sa paperasse avec moins de frivolité ; aime cuisiner et reconnaître les vins qu’il boit ; ne s’interdit pas d’avoir la télévision parce qu’il se sait incapable de résister aux sirènes de la facilité tout en ne voulant pas ressembler à ceux qui « vivent par procuration » ; ne croit pas qu’une journée fait plus de 30h au point de se coucher lorsque la Lune abandonne la partie ; accorde un peu plus d’importance au jeu social et considère que le luxe dans la vie c’est un peu plus que de pouvoir nier la notion de week-end ; ne prêche pas le pour et le contre parfois par simple hygiène mentale ; termine ses

B.O.B.

Piers Faccini – The Real Way Out